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La Quête du Bonheur est-elle une Illusion ?

 

 

Comme l’explique très bien Matt Killingsworth dans sa conférence TED (ci-dessus), la quête du Bonheur est l’une des motivations les plus répandues (sinon LA plus répandue) dans les sociétés modernes…

Même si le concept peut prendre un sens très différent d’une personne à l’autre, sur le fond, il reste extrêmement fédérateur. Alors qu’est-ce que le Bonheur ? S’agit-il d’avoir une vie sans souci ? D’obtenir l’objet de ses désirs ? De réaliser ses rêves ? De pouvoir faire tout ce que l’on souhaite, quand on le souhaite ? D’être entouré d’amour et de bienveillance ? D’un savant mélange de tout ce qui précède ?

“Ah, si seulement j’avais …, qu’est-ce que je me sentirais bien !”

“Le jour où j’arriverai à … je pourrais vraiment me détendre et profiter de la vie.”

“Si seulement je n’avais plus …, je serai enfin libre de vivre ma vie paisiblement !”

Autant de phrases, parmi tant d’autres, utilisées consciemment ou pas, à haute voix ou intérieurement, pour justifier notre niveau de relatif mal être ! Paradoxalement, ces phrases sont également utilisées pour alimenter la motivation et tenter de focaliser son énergie sur la réalisation d’un objectif. Avec quels bénéfices ? Nous en reparlerons dans un prochain article spécialement dédié à la formulation des objectifs.

Mais qu’en est-il réellement ? Sommes nous réellement plus heureux lorsque nous avons moins de souci, que nous obtenons ce que nous désirons, que nous sommes entourés de personnes aimantes, etc ?

Ce qu’en dit la science

Il y a en réalité, énormément de recherches menées sur ce sujet. Une étude souvent cité sur ce thème est celle réalisée en 1978 par des chercheurs issus de plusieurs universités américaine (1) qui se proposaient de comparer le niveau de bonheur au quotidien de deux groupes très différents. Un groupe de gagnants à la loterie et un groupe de personnes paralysées suite à un tragique accident. L’étude a beaucoup fait parler d’elle du fait de ses résultats quelque peu inattendus. En bref, après trois ans, les deux groupes affichaient le même niveau de bonheur au quotidien… Comme on peut l’imaginer, ça a donné lieu à de nombreuses théories. D’autres travaux, y compris une étude menée à l’Université d’Harvard sur plusieurs générations (2), ont permis de gagner en clarté sur ces notions. Il en ressort quatre points clés :

1- Les facteurs extérieurs

Argent, relations, type d’activité, etc, ont certes un impact mais beaucoup moins important qu’on ne pourrait l’imaginer. Parmi eux, cela dit, la qualité des relations avec nos proches (partenaires de vie, famille, amis très proches) semble être vraiment le plus important. Autre point intéressant, une fois les besoins fondamentaux couverts, avoir plus de temps à soi semble avoir plus d’impact que d’avoir plus d’argent.

2- Nos Objectifs

Notre capacité à prédire ce qui nous rendra heureux, au delà des satisfactions passagères (mêmes intenses), est généralement assez mauvaise. Ceci a des conséquences immédiates sur notre capacité à déterminer et à formuler des objectifs porteurs.

3- Qu’est-ce qui a réellement le plus d’impact ?

Comme le montre Matt Killingsworth, le facteur qui a le plus d’impact est notre degré de Présence à ce qui se passe Ici et Maintenant. De plus, nous nous rendons réellement et très concrètement malheureux en n’étant pas Présents à ce qui se passe Ici et Maintenant. Ce n’est pas une idée nouvelle et d’autres études ont également donné des résultats similaires. Force est de constater pourtant que ce n’est absolument pas encore entré dans la façon de penser du plus grand nombre !

4- Réussir pour être plus heureux ou être heureux ET mieux réussir ?

Les recherches sur le Bonheur montrent également que ce n’est pas notre degré de réalisation extérieure qui nous rend heureux mais au contraire, le bonheur au quotidien qui augmente réellement nos capacités à avoir du succès (quelque soit le sens que nous donnons à ce mot). C’est notamment ce qui ressort des travaux de Shawn Anchor, un autre chercheur de l’Université d’Harvard (3).

En Pratique

Alors comment faire, concrètement ? Comment tirer le meilleur parti de ce que la Science révèle et confirme, encore et encore. En complément des articles déjà publiés sur le sujet, je vous invite à considérer la formule suivante :

Bonheur = (Relaxation + Vitalité + Fluidité) x Présence

Il peut être utile de constater que détente (relax), vitalité et liberté de circulation ou de mouvement (fluidité) sont souvent associés à la notion de Bien-Être. Néanmoins, pris isolement ils apportent un mieux être certain mais trop souvent fugace. On se détend, on se sent plus vivant, “tout va bien” et le premier évènement peut tout remettre en cause, en une fraction de seconde. Une simple pensée peut quelques fois nous désarçonner, durablement. Quant à la Présence, c’est ce que la science révèle comme LE facteur primordial.

 

La quête du bohneur

Au delà des circonstances, du contexte, de l’activité dans laquelle vous vous trouvez, je vous propose d’appliquer systématiquement cette formule dans votre vie de tous les jours. Ainsi, quoique vous fassiez :

1- Relax

Prenez un instant pour vous observer et prêter attention à la présence éventuelle de points de tension dans votre corps. Observez ces points de tensions et laissez les consciemment se relâcher. Laissez tomber ces épaules tendues, les mâchoires, …

2- Vitalité

Immobile ou en mouvement, toujours relâchés, prenez ensuite un instant pour observer les mouvements spontanés du souffle, de votre respiration. Observez là pendant quelques cycles respiratoires (4, 5 ou plus).

3- Fluidité

Ajustez votre posture (peut être en vous redressant ou en posant les deux pieds bien à plat, …) et observez si vous percevez plus de fluidité, de légèreté ou juste un mieux, quelque soit la forme que ça prendra pour vous. Si vous êtes en mouvement, adaptez doucement votre façon de bouger en vous fiant à ce qui vous semble apporter plus de fluidité.

4- Présence

Votre posture ajustée, relâché, conscients de votre respiration, goûtez maintenant la qualité de cet instant. Vous êtes juste Présents à ce que vous faites, à ce qui se passe Ici et Maintenant.

Familiarisez vous avec cette posture “d’Acteur(trice) Passif(ve)”.

Le tout peut ne pas durer plus d’une ou deux minutes. Bien entendu, rien n’interdit, si vous en ressentez les bénéfices, de prolonger l’expérience aussi longtemps que vous le souhaitez. L’idée n’est pas forcément d’en faire une finalité mais de prendre cela comme point de départ, pour notre journée et pour n’importe quelle activité.

Il s’agit de sortir de l’illusion que c’est ce qui se passe à l’extérieur qui nous rend heureux et d’apprendre à trouver en nous même la source d’un vrai Bonheur, simple, profond, Naturel.

C’est ancré dans celui-ci que nous pourrons aller vers une une destination choisie, plein d’une énergie vibrante qui nous nourrit, nous éclaire et nous soutient. Remettre la Présence au centre de tous nos mouvements, de toutes nos actions.

Si nous sommes souvent tentés de croire qu’avec suffisamment de motivation et d’enthousiasme nous pourrions arriver à réaliser nos rêves, et c’est en effet possible, il est prudent de se souvenir que cela ne suffirait pas forcément à nous rendre heureux. En prenant soin de développer, d’abord et avant toute chose, la conscience de notre véritable source de Bien-Être, la Vie elle-même, Ici et Maintenant, notre aptitude au Bonheur s’en trouve décuplée. Ce faisant, nos capacités de réalisation “concrètes” seront également grandement améliorées.

J’ai pu personnellement observer, dans la majorité des cas, une amélioration immédiate du niveau de Bien Être. Si ça n’a pas l’air de produire de grands résultats immédiatement, surtout persévérez. C’est en effet la répétition Quotidienne, voir Multi-Quotidienne, qui donne les meilleurs résultats et permet d’installer durablement ce nouvel état d’Être dans notre vie de tous les jours.

 

(1) Brickman, P., Coates, D., & Janoff-Bulman, R. (1978). Lottery winners and accident victims: Is happiness relative? Journal of Personality and Social Psychology, 36(8), 917-927.

(2) http://www.adultdevelopmentstudy.org/

(3) https://lesartsvitaux.com/secret-du-bonheur-au-travail/

Retrouver et Cultiver votre Équilibre par les Couleurs 1ère partie – L’Alphabet des Couleurs

Une histoire vieille comme le monde

L’utilisation de couleurs pour créer, communiquer, soigner, … est l’une des grandes constantes à travers les époques, les cultures et civilisations. Si le sens donné à chaque couleur semble pouvoir différer d’une culture à l’autre, elles tiennent presque toujours une place importante dans ces différents systèmes de pensée.

Apprendre à Conduire – Partie 2 – “Le GPS”

Une autre approche du même savoir faire (voir article : Apprendre à Conduire – Partie 1 – “Regardes où tu vas car tu vas où tu regardes”) consiste à apprendre à se servir du GPS. L’art de définir ses objectifs nous permet en effet de bien utiliser notre GPS interne.

Ah, le GPS ! Fabuleuse invention quasi-universellement utilisée pour s’orienter, particulièrement en territoire inconnu. Dans notre parallèle conduite automobile / conduite de projet, le GPS représente un ensemble de structures psycho-physiologiques qui influence fortement nos choix, décisions et l’énergie que nous avons pour faire les choses.

Apprendre à Conduire – Partie 1 – “Regardes où tu vas car tu vas où tu regardes”

Utiliser le fonctionnement du cerveau pour atteindre nos objectifs naturellement

La conduite automobile, ou de tout autre véhicule dirigé à l’aide d’un volant, guidon ou autre instrument similaire, nous apporte des éléments clés sur le fonctionnement de l’unité corps/esprit. Pour atteindre nos objectifs naturellement, nous y trouverons des références, des clés très utiles à la “conduite” de n’importe quel projet.

Pourquoi (et comment !) clarifier ce qui nous freine ?

 

L’une des questions les plus importantes lorsqu’il s’agit d’améliorer ses performances ou ses circonstances dans à peu près n’importe quel domaine de la vie : Que se passe-t-il réellement, qu’est-ce qui nous motive à faire ceci ou à ne pas faire cela ? Quelles opportunités se cachent dans ce qui nous effraie ?

Voir c’est croire ou croire c’est voir ?

 

ATTENTION : Nous vous recommandons de regarder la vidéo avant de lire ce texte.

 

Comment ce que nous ressentons influe sur notre vision du monde ? L’histoire d’Isaac Lidsky nous propose de regarder de plus près ce que nous considérons comme réel, ce dont nous sommes certains et, encore plus important, ce qui nous pousse à voir les choses de cette manière.

L’incroyable pouvoir de l’Observation passive et consciente

Comment être en possession de tous ses moyens ? Deuxièmement, l’incroyable pouvoir de l’Observation passive et consciente.

 

Comme indiqué précédemment, nous nous basons ici sur le postulat : « qu’aucune expérience n’existe, de quoi que ce soit, en dehors de la Conscience ». Pourtant, il existe tant de choses dont nous ne sommes pas conscients et qui toutefois nous touchent réellement ! Notre environnement est plein de stimuli insoupçonnés ! Odeurs imperceptibles et particules en suspension dans l’air nous influencent chimiquement. Il a été prouvé que certains sons à haute fréquence, que nous n’entendons pas, ont des effets incroyablement puissants affectant jusqu’à l’intégrité de nos cellules. Et le grand nombre de signaux subliminaux auxquels nous sommes exposés toute la journée, dont les agences de publicité et de communication savent si bien orchestrer, peuvent incontestablement orienter nos processus de prise de décision.

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