Penser avec tout son corps

Penser avec tout son corps

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Comment être en possession de tous ses moyens ? Premièrement, penser avec tout son corps.

Nous avons 3 cerveaux, un dans la tête, un dans le ventre et un dans le cœur.

Quand ils fonctionnent ensembles, de façon cohérente, nous sommes en possession de tous nos moyens.
Lorsque ce n’est pas le cas, nous vivons différents degrés de disharmonie, perturbation, …
Il existe de nombreuses méthodes pour retrouver et cultiver un fonctionnement équilibré entre ces 3 cerveaux. La première étape de la méthode, que nous avons choisi de présenter ici, consiste à prendre conscience tout d’abord que chaque pensée est associée à une sensation physique quelque part dans notre corps.

 

Exercice 1 – Observer la première sensation : en focalisant sur un objet

En lisant ce texte, ou en observant autre chose, où se trouve la première sensation physique qui apparaît dans votre corps maintenant.
Au-delà du type de sensation, ce qui importe c’est se trouve-t-elle ?
Ne vous souciez pas de la nature de la sensation : picotement, agréable, désagréable… peu importe. Soyez juste conscient de la localisation de cette première sensation.
Et souvenez-vous cette sensation peut apparaître n’importe où dans votre corps.

 

Il ne s’agit ni d’identifier la nature de la sensation, ni de vous soucier de son caractère plus en moins agréable, mais bien d’identifier où se trouve la première sensation associée à la pensée que vous avez maintenant.

 

Refaites l’exercice en focalisant votre attention sur différents objets. À chaque fois, prêtez attention au lieu dans votre corps où apparaît la première sensation physique quand vous observez cet objet.

 

Exercice 2 – Observer la première sensation : en pensant à quelqu’un

Suivez le même protocole en pensant à un être cher ou à quelqu’un avec qui vous avez de bonnes relations. Pensez à cette personne, et observez dans votre corps apparaît la première sensation physique associée à cette pensée.
Ensuite refaire le même exercice en choisissant de penser à quelqu’un avec qui vous avez une relation moins harmonieuse. De la même façon prêtez attention à l’endroit où apparaît la première sensation physique quand vous y pensez maintenant.

 

Peut-être avez-vous eu des sensations différentes à chacun de ces exercices. Peut-être avez-vous eu des perceptions identiques dans tous les cas. Peut-être n’avez-vous pas eu l’impression de percevoir quoi que ce soit.
Dans ce dernier cas, ou juste si vos sensations sont confuses, passez à l’exercice 3.

Dans tous les cas, le plus important est de commencer à réaliser que lorsque vous avez une pensée, il y a une sensation en résonance quelque part dans votre corps.

 

Vous pensez avec tout votre corps

 

Exercice 3 – En cas de blocage ou de confusion

Si vous n’avez pas l’impression d’avoir une sensation physique associée à votre pensée, ou si ce n’est pas clair pour vous d’une manière ou d’une autre, appliquez la procédure suivante :

  • Focalisez de nouveau sur la pensée ou l’objet qui semblait ne vous procurer aucune sensation
  • Dans le même temps, autrement dit pendant que vous focalisez sur la pensée ou sur l’objet, tapez du bout des doigts, dans l’ordre indiqué sur les 5 points suivants.
  1. Tapez sur le tranchant de la main
  2. Tapez sur la ligne médiane du visage sous le nez
  3. Tapez sur la ligne médiane du visage, dans l’arrondi du menton
  4. Tapez sur la première phalange du majeur à côté de l’ongle, du côté du pouce
  5. Tapez dans le coin extérieur de œil, près de la commissure externe des paupières

Les 5 points de correction des Inversions Psychologiques en image

 

Tout au long de cet exercice restez bien focalisé sur la pensée ou l’objet choisi

Une fois l’exercice terminé, de nouveau, focalisez votre attention sur la pensée ou sur l’objet. Observez de nouveau où se trouve la première sensation physique associée à cette pensée maintenant.

Encore une fois, cette sensation peut se trouver n’importe où : dans le ventre, dans le buste, dans les bras, dans les mains, dans les jambes, dans les pieds, dans la tête, dans le dos… Elle peut vous paraître n’avoir aucun rapport avec la pensée ou l’objet observé. Le fonctionnement de ces 3 cerveaux s’étend en effet naturellement à l’ensemble du système nerveux, donc à tout notre corps.

L’objet de ces exercices est de commencer à cultiver la conscience de votre unité psychique. C’est une étape fondamentale dans le processus d’expression de votre plein potentiel.

 

Exercice 4 – La qualité de la sensation

Nous allons maintenant nous intéresser à la qualité de la sensation.
Qu’elle soit agréable ou désagréable, la procédure sera la même.
Premièrement, comme dans les exercices 1 et 2, choisissez un objet ou une pensée et observez où se trouve la première sensation physique associée. Dès que vous l’avez localisée, accueillez-là et observez-là sans commentaire ni jugement d’aucune sorte. Votre rôle consiste à observer la sensation en même temps que vous entretenez la pensée choisie.

Surtout restez dans une attitude d’observation passive vis-à-vis de la sensation.
Vous n’essayez ni de la contenir, ni de l’amplifier, ni de la changer de quelque manière que ce soit.
Vous l’observez et lui laissez faire strictement “ce qu’elle veut”. Vous laissez cette sensation évoluer de façon libre et autonome, pendant que vous lui accordez toute votre attention.

La sensation est donc libre “d’aller et de venir” dans tout votre corps, à sa guise. Vous lui ouvrez toutes les portes, tout lui est possible, vous vous contentez de l’observer pendant que vous entretenez la pensée, ou observez l’objet choisi.

Que la sensation soit agréable ou désagréable, vous la traiterez de la même manière : observez comment elle évolue naturellement.

  • Si la sensation est désagréable et qu’elle commence par augmenter en intensité, surtout laissez-la faire, observez-là sans intervenir.
  • Si la sensation est agréable, de la même façon, laissez-là suivre son cours naturellement, n’intervenez pas.

 

Observez et laissez faire.

 

Restez vigilant et totalement relâché. Observez la pensée et la sensation en même temps. Observez ce qu’il se passe spontanément. Ayez confiance dans le processus, il ne prend de toute façon que quelques minutes. Si le processus reste bloqué, ne semble pas évoluer, refaire l’exercice 3 en focalisant votre attention sur l’état actuel de vos sensations.

La clé est la perception conjointe de la pensé et de la sensation en même temps.

Observez à nouveau la sensation et la pensée en même temps, ce qui vous paraissait bloqué a probablement commencé à bouger. Vous pouvez refaire cet exercice 3 plusieurs fois si nécessaire.
Cet exercice 3 permet de rétablir la libre circulation de notre flux vital en cas de blocage.

Une fois l’unité pensée-sensation retrouvée et que vous avez laissé la sensation suivre son cours, vous aurez probablement observé des changements dans la nature et/ou l’intensité de la sensation.

Si la sensation était désagréable elle aura changé de nature, d’intensité, ou peut-être même aura-t-elle disparu.
Si la sensation était agréable, elle a pu s’amplifier et/ou disparaître.

Dans tous les cas, prêtez attention à ce qu’il se passe maintenant dans votre tête, dans votre ventre et dans votre cœur.

 

Quelque chose de tranquille, de paisible commence peut-être à émerger.

 

Retrouver la résonance entre nos 3 cerveaux nous permet de prendre conscience, même furtivement, de cette dimension à l’intérieur de nous où tout est fluide. En réalité il s’agit d’un état dont nous avons déjà fait l’expérience, le plus souvent inconsciemment.
L’objet de ces exercices est de vous donner les moyens de retrouver et de cultiver cet état de fluidité, de disponibilité, à volonté.

Le temps pendant lequel vous arrivez à rester conscient de cette fluidité intérieure importe peu. Que cela dure 10, 5 ou 2 secondes peu importe. L’idée est de refaire l’exercice aussi souvent que possible tout au long de la journée. Vous allez ainsi développer un état d’être beaucoup plus favorable à votre bien-être et à l’expression de vos capacités dans tous les domaines.

Même s’il ne s’agit que d’une phase préliminaire, cet état de présence à nous-même est une étape fondamentale à partir de laquelle nous pourrons construire et nous développer dans tous les domaines. La clé est la répétition et la régularité. Il s’agit de pratiquer tous les jours, aussi souvent que possible. Grâce à une pratique régulière et assidue cet état deviendra spontanément accessible lorsque nous en aurons besoin.

Tout se fait “tout seul” pour peu que l’on laisse les choses évoluer spontanément en les observant sans intervenir.

 

Il s’agit d’observer encore et encore, curieux, vigilant et relâché.

[DAP isloggedin=”Y” hasaccessto=”4″]hello[/DAP]

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  • Lucas dit :

    Merci Ngub, grâce à vous, j’ai l’impression d’être allé plus loin dans ce que c’est…être attentif à la résonance…et la confusion fait place à l’évidence. Merci !

    • lesartsvitaux dit :

      Avec Plaisir Lucas ! Surtout continuez à pratiquer. Bonnes découvertes et à bientôt !

  • David dit :

    Excellent ! Magnifique 🙂

    M’aide à mieux prendre conscience et à être plus observateur de l’association pensé et ressenti physique.

    En avant pour cette nouvelle habitude. Merci !

    • lesartsvitaux dit :

      Top ! Comme vous l’avez très bien saisi, le “secret” est de s’entrainer beaucoup et régulièrement pour que cela s’intègre pleinement.

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