Introduction à la Présence – partie 2

Depuis l’aube de l’aventure Humaine, la pratique de ce que l’on pourrait appeler la “Présence”, aussi connue sous le nom de “Pleine Conscience”, a été d’une manière ou d’une autre à la base de toutes les recherches de haute performance et de toutes les quêtes de réelle évolution de Conscience. Ces pratiques ont été réalisées de presque autant de façons qu’il y a eu de personnes, de cultures, de croyances et d’époques différentes pour s’y atteler. Nombre de ces personnes ne savaient pas nécessairement qu’elles faisaient l’expérience de la “Présence”, mais elles étaient toutes, d’une manière ou d’une autre, conscientes de l’importance primordiale d’être pleinement présentes, Ici et Maintenant. La clé est qu’il n’y a pas d’expression optimale du potentiel humain en dehors du moment présent. En fait, il n’y a pas d’expression réelle de qui nous sommes en dehors de cet Instant. C’est un point absolument essentiel. Par conséquent, si le moment présent est tout ce qui existe réellement, comment pouvons-nous être en dehors de celui-ci ? Eh bien, c’est là le point fondamental : en réalité, nous ne le pouvons pas. Et pourtant, indépendamment de notre culture, de notre âge ou de notre sexe, en tant qu’êtres humains, nous avons généralement tendance à «être coincés dans notre mental» au lieu d’être en contact avec la réalité de nos expériences.

En d’autres termes, nous essayons généralement de comprendre les choses au lieu d’Observer comment elles sont réellement et de s’y adapter consciemment. Les filtres de nos expériences passées amènent l’anxiété, la culpabilité et toute une gamme d’émotions négatives. Ils génèrent également des attentes vis-à-vis de l’avenir. Ces attentes généreront en retour du stress et des craintes irrationnelles, car nous anticipons d’hypothétiques résultats indésirables. Cela a quelquefois été appelé « le cercle vicieux du Temps ». Nos esprits ont tendance à se fixer sur tout, excepté le Moment Présent. Une exception : lorsque nous nous servons de ce qui se passe maintenant comme d’un moyen pour arriver à nos fins. Ce qui revient à observer le Moment Présent à travers le filtre de nos attentes. Le passé et l’avenir exercent un effet quasi hypnotique sur notre psychisme. Quels que soient nos inhibitions et motivations liées au passé, quels que soient nos Peurs et nos Projets pour l’avenir, nous sommes rarement purement et consciemment Ici et Maintenant.

 

Nous essayons généralement de comprendre les choses au lieu d’Observer comment elles sont réellement et de s’y adapter consciemment.

 

C’est pour cette raison que certains préfèrent volontairement imaginer un avenir positif et choisir de se focaliser sur celui-ci. D’autres en sont arrivés à la conclusion qu’être Présent est certes une très bonne chose, mais qu’il vaudrait tout de même mieux revenir au “monde réel” et passer à l’action ! Il faut bien comprendre que ce qui est pris pour “le monde réel” est en fait l’univers de nos pensées et autres préoccupations. Cela ne pourrait donc être plus éloigné de la réalité. Quiconque ne peut être Présent que lorsqu’il est inactif ou simplement dans un environnement silencieux et sans sollicitation extérieure, n’est pas encore Présent. Ne nous méprenons pas. Être immobile dans un environnement paisible et silencieux peut être une excellente façon de commencer à s’exercer. Ceci dit, si nous nous attachons trop à cette étape, sans faire suffisamment l’expérience de la Présence dans notre vie quotidienne, nous risquons fort de créer une illusion de « fausse paix ». Ce serait en réalité une pure construction de l’esprit qui pourrait sérieusement retarder notre accès à la vraie Conscience. Quand cela se produit, nous confondons la réalité avec un ensemble de concepts et de croyances auxquels nous sommes souvent fortement attachés et avec lesquels nous nous efforçons inconsciemment de rester en conformité. Lorsque ces points de vue sont remis en cause, nous avons tendance à être sur la défensive, comme si notre identité même en dépendait !

 

Il faut bien comprendre que ce qui est pris pour “le monde réel” est en fait l’univers de nos pensées et autres préoccupations.

 

Dans le meilleur des cas : Nous resterons dans cette confusion inconsciente pendant un certain temps, car cela nous rassure et nous donne l’impression de «bien faire les choses» ou «de faire ce qu’il faut». Nous pourrons rencontrer des incohérences lorsque nos expériences de vie ne semblent pas suivre les mêmes modèles ni les mêmes valeurs. La souffrance provenant des décalages entre la réalité de notre expérience et notre représentation / interprétation de celle-ci sera, à terme, notre plus grand atout pour dissoudre cette illusion. Cette souffrance est une motivation puissante pour nous ramener à ce qui EST, au-delà de notre point de vue. La clé ici est que la douleur et la souffrance que nous éprouvons sont, en grande partie, causées par les “commentaires”, les jugements et les histoires que nous nous racontons à nous-mêmes et que nous racontons aux autres au sujet de nos expériences. Bien que nous le fassions le plus souvent inconsciemment, nos interprétations des faits sont souvent pires, bien pires que les événements en eux-mêmes.

 

Cependant, la souffrance peut aussi être interprétée et utilisée pour nourrir et promouvoir l’illusion. Cela est particulièrement vrai lorsque les histoires comportent un «ennemi», un «adversaire» considéré comme responsable des obstacles rencontrés et de la douleur qui semble en découler. Nous allons approfondir cette notion d’«ennemi» et voir comment nous avons tendance à l’utiliser presque universellement. Certains peuvent le considérer comme un facteur de motivation, une sorte de gardien qui nous poussera à rester vigilants, et il peut effectivement jouer ce rôle pendant un certain temps. Néanmoins, il s’agit au bout du compte de l’un des plus grands obstacles à notre réalisation réelle.

 

Comme indiqué dans la première partie de cet article, il existe différentes profondeurs ou niveaux de Présence, car il y a plusieurs couches dans la Conscience humaine. Une approche fonctionnelle des Niveaux de Conscience sera au cœur d’un prochain article. Le point que je voudrais souligner ici est que revenir Ici et Maintenant n’est que le début. C’est pour ainsi dire un point d’accès. C’est le point de départ de notre voyage de retour à la Pleine Conscience. C’est une condition préalable à la réalisation de qui nous sommes vraiment. C’est fondamentalement ce dont il s’agit dans ces articles. En tant qu’êtres humains, nous avons collectivement oublié notre Identité réelle. Et à cause de ce fait incroyable, nous essayons désespérément de trouver des identités de substitution en nous servant de concepts, de croyances, d’objectifs, ou de relations … Ce processus d’identification, dû à un manque de conscience de notre Identité réelle, est le principe fondamental d’où découlent toutes nos souffrances et tout ce que nous considérons comme des obstacles dans nos vies.

 

Nous essayons désespérément de trouver des identités de substitution en nous servant de concepts, de croyances, d’objectifs, ou de relations…

 

Le voyage vers la réelle Conscience de Soi n’est pas, dans la plupart des cas, un processus linéaire. Il y a évidemment autant de chemins qu’il y a de personnes différentes pour accomplir ce voyage. Le fait est que tout le monde ne va pas simplement jusqu’à destination, sans faire des pauses dans des endroits “agréables” (ou douloureux). Certaines étapes du voyage peuvent en effet être très attrayantes (ou assez inconfortables). Pour certains, elles prendront la forme d’une maladie, d’un traumatisme ou d’autres formes de souffrance intense à surmonter. En parallèle, certains phénomènes psychiques peuvent devenir beaucoup plus fréquents, tels que la télépathie, la capacité de deviner comment une situation va se dérouler, des prouesses physiques également et tant d’autres aptitudes “fantastiques” … Mais ces phénomènes ne sont pas la réalité de qui nous sommes. Ils ne sont que des aperçus de la façon dont nous interagissons avec l’Univers dans notre État d’Éveille Naturel. Il y a aussi la possibilité qu’aucun de ces phénomènes ne se manifeste ! Dans ce cas, cela ne doit pas être interprété comme si quelque chose manquait. Il s’agit juste d’un chemin différent. Porter trop d’attention aux phénomènes fantastiques ou à leur absence pourrait à nouveau générer ou entretenir une perception biaisée de notre identité. Ceci ne ferait, une nouvelle fois, que retarder la réalisation de notre Être véritable. Dans tous les cas, ces phénomènes, qu’ils soient douloureux ou extraordinaires, ne devraient être ni recherchés ni rejetés. Ils devraient être accueillis et ignorés avec le même non-attachement.


Il est très fréquent de commencer concrètement ce «voyage vers la Conscience» pour résoudre un problème majeur ou dans le but d’obtenir des «super pouvoirs». Ces deux aspirations peuvent être de puissantes motivations, chacune avec leurs propres pièges. C’est pourquoi, à un certain moment, elles devraient passer au second plan. Par cela je veux dire que, même si nos motivations initiales peuvent sembler parfaitement justifiées, celles-ci ne devraient pas rester trop longtemps notre point de focalisation. Bien qu’attirantes ou juste utiles, ces «capacités» ne sont pas la vraie «perle rare». Aussi douloureuse et problématique que puisse être notre situation de vie, elle peut paradoxalement agir comme une incitation à trouver la vraie Paix. Les défis et les souffrances peuvent en effet nous ouvrir à des domaines d’apprentissage que nous n’aurions sinon peut-être pas envisagés. Pourtant, l’amélioration de notre situation de vie, si importante soit-elle, n’est pas le but ultime. Elle peut être comparée à un prisonnier qui rend sa cellule plus agréable, par opposition à celui qui se libère réellement… Entre parenthèses, l’absence apparente de «problèmes» dans la vie de quelqu’un, ou l’affichage de « capacités surnaturelles », ne signifie pas que cette personne soit libre ou plus consciente, absolument pas ! Pour cette personne, les choses se produisent simplement à un niveau différent à ce moment particulier. Ainsi, en cours de route, nous éprouverons sans doute beaucoup de choses, « bonnes ou mauvaises » ; assurons-nous de garder le cap, de rester concentrés sur ce qui se passe réellement et de ne pas être trop distraits par les “panneaux publicitaires”…


Alors, comment pouvons-nous sortir de l’illusion? Comment pouvons-nous concrètement « reprendre Conscience »?

Pour répondre à cette question, nous reviendrons sur le contenu de base de notre esprit : les pensées, les émotions et les perceptions sensorielles. Chacune de celles-ci peut être une source de distraction, ou à l’opposé un outil permettant de revenir à la Présence. Elles pourraient être considérées comme des portes nous guidant vers la Présence ou en dehors de celle-ci. Ainsi, devenir plus conscients de ces éléments, en apprenant à les Observer, se révélera être un atout majeur dans notre parcours de retour à la Pleine Conscience.

 

Devenir plus conscients de ces éléments, en apprenant à les Observer, se révélera être un atout majeur dans notre parcours de retour à la Pleine Conscience.

 

Notre objectif : nous rappeler, retrouver notre vraie Nature, au-delà de tout conditionnement. Il est si facile de confondre notre Moi habituel et notre Moi Naturel… La clé est de retrouver la conscience de notre Moi Naturel afin qu’il devienne notre nouveau Moi Habituel.

 

Maintenant, entrons dans la pratique. Encore une fois, nous pouvons nous servir des cinq sens, de nos émotions et de nos pensées. Nous pouvons tout d’abord, apprendre à Observer ce qui se passe dans notre corps lorsque nous avons une pensée (ou une émotion). Il s’agit, dès qu’une pensée nous traverse l’esprit, d’identifier où se trouve la première sensation physique qui attire notre attention. La nature de la sensation est à ce stade sans importance. C’est sa localisation qui devra retenir notre attention. Non pour l’analyser ou en tirer une information quelconque, mais juste pour prendre conscience de l’endroit où cette pensée (ou cette émotion) a résonné dans notre corps. C’est un exercice très simple qui peut néanmoins demander un peu de pratique. Néanmoins, tout le monde y arrive. En réalité, c’est un phénomène qui se produit en permanence, nous n’en sommes juste pas conscients la plupart du temps. Le fait de retrouver de la cohérence entre les différents “objets psychiques” (pensées, émotions et sensations) est une façon de commencer à retrouver notre unité intérieure. Ce qui semblait séparé, sans lien à l’intérieur de nous, commence à nous apparaître comme un seul “objet” multidimensionnel. C’est clairement une modalité très efficace pour commencer à dissocier notre identité du contenu de notre esprit. Nous pourrons être plus conscients de l’Espace qui entoure ce contenu. Nous pourrons constater l’effet libérateur du fait de «simplement» permettre à cette Conscience de s’étendre, de grandir spontanément.


Nous pouvons également appliquer ce principe aux perceptions sensorielles. Nous allons les envisager une par une. Avant de commencer, il est utile de rappeler que nous fonctionnons tous différemment. Donc, si effectivement chacune de ces méthodes peut être pratiquée par n’importe qui, il est très commun de se sentir, en particulier au début, plus à l’aise ou comme plus familier avec une (ou deux) méthodes parmi toutes celles proposées ici. Par conséquent, si l’une des méthodes “ne vous parle pas”, passez à la suivante. Commencer par le point de moindre résistance vous aidera à devenir plus familier avec l’état de Présence. Explorer les sens qui vous semblent moins “parlants” pourrait alors devenir beaucoup plus facile. Le fait est qu’il arrivera un moment où vous serez en mesure d’atteindre la Présence à travers n’importe quelle “porte”, presque indifféremment. Il s’agit d’abord de prendre conscience de l’état actuel de notre système, notre complexe corps/esprit. Il faudra ensuite travailler avec ce dernier, jamais contre lui. Le mot d’ordre est : ni force, ni soumission. De la persévérance, Observer sans attachement et une adaptation permanente pour «surfer sur la vague de la Présence».

Avec un entraînement continu et rigoureux, vous serez en mesure d’accomplir cela quelle que soit la situation dans laquelle vous vous trouvez.

 

1- L’ouïe : Où que vous soyez, écoutez attentivement le bruit de fond ambiant. Écoutez attentivement et soyez ouvert à chaque son pendant quelques secondes. Prenez votre temps et écouter réellement. Il ne s’agit pas de commenter, d’analyser ou d’étiqueter, mais seulement d’écouter activement. Puis, prêtez attention au silence qui précède et suit chaque son. C’est tout l’objectif : Être conscient du Silence omniprésent, indépendamment du bruit qui vous entoure. Les sons, comme tous les stimuli, ont tendance à attirer et à polariser notre attention. Le simple fait de les observer tout en étant conscient du silence environnant peut être incroyablement relaxant. En outre, observez comment le fait d’être conscient de cela semble créer un écho à l’intérieur de vous-même. Un silence intérieur, un espace de tranquillité commence à apparaître.


2- Le toucher : Choisissez deux surfaces distinctes auxquelles vous pouvez accéder facilement en ce moment : une table et le tissu de votre pantalon, la couverture d’un livre et les pages à l’intérieur du livre, la surface intérieure et extérieure d’une peau de banane, … Il peut s’agir de n’importe quelle surface. Le contraste doit être clair pour vous, facile à sentir. Touchez alternativement chaque surface, l’une après l’autre, en passant de l’une à l’autre à plusieurs reprises. Encore une fois, aucun commentaire ou étiquetage d’aucune sorte n’est nécessaire, il suffit juste de ressentir activement. Ensuite, lorsque le contraste a été clairement perçu, touchez les deux surfaces en même temps, à l’aide de chacune des deux mains. Même si l’on peut se servir de la totalité de la main, la pulpe des doigts est généralement la meilleure zone à utiliser pour cet exercice. Au début, vous pourriez avoir tendance à aller et venir très rapidement entre les deux ressentis contrastés. Soyez-en conscient si cela se produit, et assurez-vous d’être réellement conscient des deux sensations tactiles en même temps. Cela nécessite de prendre du recul par rapport à ce que nous percevons “en surface”, pour ainsi dire, et d’Observer à partir d’un état d’esprit plus ouvert et réceptif. Cela vous rend instantanément conscient de l’espace dans lequel les sensations se manifestent. À ce stade, vous commencez à démêler le contenu de votre esprit de ce que votre esprit est réellement : un Espace de Conscience.


3- La vue : Considérez la totalité de votre champ visuel. Il peut être schématiquement divisé en trois zones concentriques. Dans le centre, juste en face de vous, se trouve la zone focale. Autour de celle-ci se trouve la zone proximale, qui contient des images dont nous sommes facilement conscients sans avoir besoin de nous focaliser dessus. C’est la partie de l’arrière-plan dont nous sommes conscients. Ensuite, il y a la zone périphérique, près de la limite externe du champ visuel. Cette description rapide ne tient pas compte de l’aspect binoculaire de notre champ visuel, mais cet aspect n’est pas absolument nécessaire à ce stade. L’idée ici est d’apprendre à concentrer notre attention sur ce qui est à la périphérie de notre champ visuel. Le fait de prendre conscience du contenu de notre zone visuelle périphérique a de si nombreux avantages, qu’il mériterait à lui seul sa propre série d’articles ! Pour l’instant, choisissez un objet devant vous. Posez doucement votre regard dessus tandis que vous portez progressivement votre attention sur ce qui est proche des limites extérieures de votre champ visuel. Vous serez peut-être tenté de bouger vos yeux (ou votre tête) pour jeter un coup d’œil ! Ne le faites pas. Si cela arrive, il suffit de revenir à l’Observation passive de l’objet choisi en face de vous, et de recommencer. Comme pour les deux premiers sens, aucun commentaire ou étiquetage d’aucune sorte n’intervient : il s’agit d’être simplement témoin, aussi passivement et consciemment que possible. Cette gymnastique intérieure ouvrira votre conscience à des choses qui étaient peut-être là depuis fort longtemps sans que vous ne les remarquiez, littéralement  comme au sens figuré.


4- Le goût : Avant ou au moins deux heures après avoir mangé, faites attention à la possible présence d’un goût dans votre bouche. Observez-le de manière bienveillante, en suivant les mêmes principes que ceux précédemment décrits. Il s’agit simplement d’Observer, sans aucun commentaire d’aucune sorte. Laissez le goût évoluer de lui-même. Il peut évoluer en intensité et en nature, ou pas du tout. Restez passivement, mais toujours consciemment, connecté au goût. Observez et prenez conscience de l’espace dans lequel la perception du goût se produit. Le même exercice peut être effectué en mangeant. Il aide énormément à retirer et à absorber le meilleur de ce que nous mangeons.

 

5- L’odorat : Dans un environnement relativement inodore, prêtez attention à la qualité de l’air que vous inspirez. Essayez de discerner s’il y a effectivement une odeur, aussi subtile soit-elle. Il peut y en avoir plus d’une. N’essayez pas de l’identifier ou de la catégoriser. Pas même pour déterminer si vous l’aimez ou non. Il suffit de l’Observer et, comme précédemment, de la laisser suivre son propre cours, en étant simplement son témoin. Plus vous restez passif et conscient, mieux c’est. Vous pouvez procéder de la même  manière dans une cuisine ou tout autre endroit plein d’odeurs évidentes. La seule différence étant que vous devrez vous ouvrir à toutes les odeurs à la fois et les laisser être spontanément triées par votre système. Observez quelle odeur est ou non sélectionnée, et laissez-la suivre spontanément son cours dans votre complexe corps/esprit. Le sens de l’odorat implique directement les structures les plus élémentaires de notre cerveau. Peu ou pas de filtres entrent en jeu avec ce sens. La prise de conscience de l’air que nous respirons et de ses odeurs peut considérablement contribuer à améliorer notre énergie vitale. Encore une fois, c’est un sujet vaste que je vous encourage vivement à explorer. Il s’agit vraiment d’être témoin de ce qui se passe à l’intérieur de nous-mêmes lorsqu’il y a Conscience sans interférence.

 

La clé pour chaque perception est toujours la même : Observez-la librement et laissez-la évoluer spontanément. Soyez aussi conscients que possible du contexte intérieur, de l’Espace virtuel dans lequel elle se produit. Écoutez, ressentez, observez, goûtez, sentez et laissez la perception suivre son propre cours en intervenant le moins possible. Idéalement n’intervenez pas du tout. Quand la perception a atteint ce qui semble être un point d’équilibre, continuez à Observer l’espace intérieur de la Conscience elle-même, aussi longtemps que cela vous est agréable. Gardez à l’esprit que peu importe combien de temps cela dure. Être conscient de notre Espace intérieur de Conscience, même pour une fraction de seconde, apporte déjà d’énormes bénéfices. Il suffit de répéter l’opération encore et encore. Ce faisant, nous augmentons de façon spectaculaire notre capacité à guérir et à retrouver notre équilibre, mais nous avons aussi accès à l’Espace intérieur de Présence, où tout EST possible. Ces pratiques simples peuvent être effectuées n’importe où, n’importe quand et ouvrent réellement les portes de la Réalité à toute personne assidue.

 

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